ST CHARLES
LYCEE POLYVALENT
MARSEILLE
 

La médecine islamique et ses instruments

jeudi 18 juin 2009, par J. Carozzi

Quand les musulmans paraissent sur la scène du monde, la médecine a déjà parcouru une longue période de son histoire avec Hippocrate, Galien, Dioscoride et avec les médecins de l’école d’Alexandrie. Il faut savoir que le terme de médecine islamique revient à dire médecine arabe ; celle-ci fait référence aux doctrines médicales développées pendant l’âge d’or de la civilisation islamique.

Avant l’islam, en Arabie, le médecin est un guérisseur, il pratique quelques actes d’urgence orthopédique(1), il utilise des recettes de phytothérapie(2) et des formules de contre-sorcellerie car la médecine de l’époque cherche à conserver la bonne santé (hygiène, diététique) et soigner certaines maladies. L’accoucheuse pratique les soins aux femmes.

L’image du médecin préconisé par l’Islam est celui d’un sage mais aussi d’un savant ayant des connaissances dans de multiples domaines, ce qui nous permet de dire qu’ils défendent déjà les principes de l’humanisme sans le savoir. Au fur et à mesure des années la ville connait un essor intellectuel remarquable à partir du VIIe siècle grâce notamment à de grandes figures, à de nombreuses découvertes et à un sens aigu de l’observation. Grâce à une infrastructure qui se développe, à des hôpitaux généraux qui fleurissent ; l’état musulman s’agrandit. Un des premiers établissements spécialisés est construit par l’omeyyade Al Walildhttp://www.universalis.fr/encyclope...en 707, il s’agit d’une « léproserie », ensuite quelques pharmacies sous contrôle de l’état sont construites et un pharmacien en chef officiel est nommé dans chaque grande ville.

Les techniques médicales Arabes

Tout d’abord il faut savoir que les Arabes mettent en place des techniques très modernes pour l’époque, ils montrent d’excellentes qualités dans de nombreux domaines de la Science, d’ailleurs c’est en médecine que leur contribution est la plus importante. Au départ, la Médecine arabe se limite à des pratiques plus ou moins magiques fondées sur la tradition et la superstition. Les malades sont surtout soignés à grands coups de prières diverses et d’incantations variées. Parmi les remèdes employés, le henné est tout de même le plus utilisé (teinture rouge encore en usage de nos jours). On emploie aussi le miel contre les maux de tête et la fièvre, on applique les cendres de certaines graines sur les plaies pour en arrêter le saignement et en favoriser la cicatrisation, les herbes et les huiles naturelles sont employées par les médecins pour soigner les maladies. L’objectif étant d’encourager à la fois le malade et le médecin, les arabes ont donc inventé la musicothérapie qui consiste à faire venir des musiciens dans l’hôpital pour guérir les malades avec leurs mélodies plus ou moins entraînantes. Par la suite les Arabes ont surtout développé deux grands domaines de médecine :

  • l’ophtalmologie : qui est l’étude de l’œil, de sa structure, de son fonctionnement et de ses maladies (les Arabes ont particulièrement excellé dans cette pratique médicale).
  • la pharmacologie : qui elle est l’étude des médicaments,leur fonction et leur emploi.

Au Moyen-âge les Arabes utilisent de nombreux végétaux à usage oculaire. Les médecins sont également de grands chirurgiens. Ils inventent l’anesthésie à l’éponge, ils pratiquent les accouchements par césarienne et savent réduire des fractures. Ils utilisent déjà les prothèses dentaires. Abulcasis est le plus grand chirurgien arabe du Moyen-âge. Ce dernier naît en 931. Il écrit un livre « le pratique » dans lequel il décrit avec précision plusieurs techniques médicales : l’amputation, les luxations, l’incision, les fractures, la cautérisation(3), la saignée(4), les petites interventions, l’hémiplégie(5) d’origine traumatique etc.

Les instruments

De nombreux instruments sont utilisés par les chirurgiens pour les opérations. Heureusement, au fil du temps, ces derniers ont su se révéler plus esthétiques et beaucoup moins effrayant.Conclusion:La médecine d’aujourd’hui a connu de nombreux changements par rapport à la médecine du 12eme siècle. En effet les interventions médicales ont su se révéler beaucoup plus hygiéniques et beaucoup moins effrayantes. De plus les instruments médicaux sont devenus plus esthétiques et plus modernes, ils sont donc devenus plus appropriés aux besoins d’aujourd’hui. Néanmoins, les médecins issus de l’école d’Alexandrie ont su cultiver leur esprit critique de ce fait nous pouvons dire qu’ils se révèlent plus réfléchis que nos médecins d’aujourd’hui.

Liens des images :
site de la ventouse à saignée
Couteaux à cautérisations
site d’une intervention médicale : la saignée
une amputation de la jambe

Vocabulaire :
Phytothérapie (1) : Traitement des maladies par les plantes.
Orthopédique (2) : Partie de la médecine et de la chirurgie qui a pour objet le traitement des affections du squelette,des articulations, de l’appareil locomoteur.
La cautérisation (3) : Action de brûler superficiellement une plaie pour éviter l’infection.
La saignée (4) : Ouverture d’une veine pour en absorber du sang.
L’hémiplégie (5) : Paralysie d’une moitié du corps.

Dias Johanna, Charles Leslye, 2°8, Lycée Saint Charles, Marseille

 
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